Névroptères, Raphidioptères et Megaloptères (super-ordre des Neuropterida)
Les termes de Névroptère (Neuroptera) et Neuropterida viennent de neûron « nerf, corde » et de ptéron « aile ». Cela fait référence aux ailes densément nervurées qui caractérisent ces insectes.
Pour ce groupe, l’historique des noms est complexe. Pour résumer les choses de façon succincte, à l’origine le terme de Névroptères désignait tous les insectes à ailes membraneuses et nervation plus ou moins dense. On y retrouvait les Odonates, Ephémères, Trichoptères, Mécoptères et bien d’autres.
Le terme a ensuite regroupé les Névroptères, les Raphidioptères et les Mégaloptères, actuellement considérés comme trois ordres distincts mais regroupés dans le super ordre des Neuropterida, parfois appelé « Névroptéroïdes ». Nous avons choisi de traiter ces trois ordres ensemble compte tenu du nombre réduit d’espèces chez les Raphidioptères et Megaloptères.
La structure des ailles très nervurée est une des caractéristiques principales de ce super-ordre. En dehors de cet élément, il n’y a pas de caractéristique vraiment particulière pour définir les Neuropterida. Ils possèdent 2 paires d’ailes membraneuses de tailles à peu près similaires, généralement posées en toit au-dessus de l’abdomen quand ils sont au repos. Leur corps est assez mou et leurs pièces buccales sont de type broyeur.
Les Raphidioptères constituent un ordre beaucoup plus réduit avec près de 230 espèces que l’on ne retrouve que dans l’hémisphère nord. La plupart des espèces sont de taille modeste, allant de 10 à 40mm. La principale caractéristique de cet ordre est son pronotum qui est très allongé mais sans pattes ravisseuses (contrairement aux Mantispe qui ont aussi le pronotum allongé). Les femelles portent un ovipositeur allongé lui aussi.
Sur l’île, c’est l’espèce Xanthostigma corsicum qui semble la plus fréquente.
Les Mégaloptères sont également assez peu diversifiés avec 350 espèces connues. En Europe, seule la famille des Sialidae est présente, avec le genre Sialis. Les espèces européennes sont plutôt petites avec une envergure comprise entre 10 et 30mm, mais d’autres représentants de l’ordre, beaucoup plus grands dans les zones tropicales, peuvent atteindre les 16cm d’envergure. Contrairement aux Raphidioptères, le pronotum n’est pas particulièrement allongé et la tête est prognathe, c’est-à-dire avec les pièces buccales dans l’axe du corps, contrairement aux Névroptères qui sont orthognathes, avec l’axe des pièces buccales perpendiculaire au corps.
A ce jour, aucun représentant de cet ordre n’a été observé en Corse par l’OCIC, ni signalé sur l’île d’après les principales bases de données consultables en ligne.
Une classification simplifiée est proposée ci-après, avec quelques aménagements inspirés de diverses sources bibliographiques compte tenu de l’instabilité de la classification actuelle, et en tenant compte des groupes qui sont ou seront étudiés par l’OCIC.
Vous pouvez cliquer sur les intitulés correspondants au groupe désiré.
Les Neuropterida sont des insectes holométaboles, c’est-à-dire à métamorphose complète, avec une phase de pupe entre la larve et l’imago. Chez les Mégaloptères, les larves sont aquatiques alors que dans les deux autres ordres, la très grande majorité des larves sont terrestres.
Larves et adultes de la plupart des familles sont des prédateurs d’autres invertébrés. D’autres espèces consomment du pollen, du nectar ou du miellat, notamment chez les Chrysopidae. Toujours chez les Chrysopes, les larves sont de grandes consommatrices de pucerons et constituent donc des auxiliaires appréciables dans les jardins.