Quelques généralités sur les moustiques…
Les moustiques appartiennent à la famille des culicidés (Culicidae), qui comprennent plus de 3300 espèces dans le monde, regroupées en 37 genres qui occupent une place taxonomique bien précise. Ils colonisent l’ensemble des terres émergées à l’exception de l’Antarctique et de quelques rares îles. C’est le groupe de vecteurs le plus important en santé publique humaine. Ils sont également responsables de la transmission de nombreuses maladies au sein des populations d’oiseaux, de mammifères, d’amphibiens ou de reptiles. Cependant, il faut noter que la plupart des moustiques ne sont pas des vecteurs, notamment pas des vecteurs de pathogènes pour l’homme. La vection n’est donc pas une règle mais plutôt une exception.
Seuls les groupes présents ou potentiellement présents en Corse sont abordés ici, les autres apparaissant simplement dans les zones grisées du schéma d'arborescence de la classification simplifiée ci-dessous.
Vous pouvez cliquer sur les intitulés correspondants au groupe désiré.

Le cycle biologique des moustiques comprend une phase aquatique et une phase aérienne (cf. figure). La femelle va pondre des œufs à la surface de l’eau ou sur les bords humides du gîte. L’éclosion va donner naissance à une petite larve qui va évoluer, après une mue, en quatre stades larvaires (chacun durant environ deux jours) à chaque fois un peu plus grand (la première larve mesurant environ 2 mm quand la quatrième pourra dépasser les 10 mm). De la mue de la dernière larve va sortir une nymphe qui ne se nourrira plus. Les transformations qui permettent au moustique de passer du milieu aquatique au milieu terrestre se poursuivent chez la nymphe par l’élaboration d’un système totalement nouveau. C’est ce que l’on appelle la métamorphose. Ce stade est de courte durée, en général un ou deux jours.
De la nymphe va donc émerger l’adulte, qui sera l’unique stade aérien. Les moustiques femelles aussi bien que les mâles se nourrissent de nectar de fleurs, de jus sucré ou bien de sève. Contrairement aux idées reçues, les moustiques ne se nourrissent donc pas de sang. Les femelles ont besoin des protéines du sang des vertébrés pour la maturation de leurs œufs. Elles sont donc les seules à piquer. C’est au moment de la piqûre qu’un agent pathogène peut être transmis.